La critique littéraire de Yaëlle 1

J’ai été désignée par Madame Rintz pour m’occuper de la Rubrique Critique littéraire du Webmédia de Tuband. En l’honneur de la journée internationale des droits des femmes qui a eu lieu comme tous les ans le 8 mars dernier, j’aimerais vous présenter deux romans qui me paraissent bien illustrer ce sujet.

« La Servante écarlate » de Margaret Atwood

La servante écarlate de Margaret Atwood est un livre qui parle de la chute énorme de la fécondité dans la société et qui voit les quelques femmes encore fertiles réduites au rang d’esclaves. Vêtue de rouge, Defred, servante écarlate parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de sa femme. Le soir, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler et elle va tout tenter pour retrouver sa liberté.

Paru en 1985, La Servante écarlate est aujourd’hui un classique de la littérature anglo-saxonne et un étendard de la lutte pour les droits des femmes. Si la série adaptée de ce chef-d’œuvre a donné un visage à Defred, celui d’Elisabeth Moss, cette nouvelle traduction révèle toute sa modernité ainsi que la finesse et l’intelligence de Margaret Atwood.

Mon avis: Une étrangeté émane de ce roman et dérange, et pour cause il évoque un état totalitaire dans lequel on se projette un peu trop facilement. Certains passages diffusent les sentiments de la narratrice jusqu’au malaise profond et suscitent de l’empathie : c’est bien écrit. je le conseillerai aux bons lecteurs, à partir de la classe de 4ème, car le sujet est particulier…

Le pouvoir de Naomi Alderman

À la suite d’une mutation génétique, les femmes découvrent qu’elle ont un pouvoir : celui d’infliger des douleurs fulgurantes ou même la mort du bout des doigts…

Ce roman qualifié de « classique de la science-fiction » publié en 2016 au Royaume-Uni et 2018 en France, interroge notre société actuelle en inversant le rapport de forces entre les hommes et les femmes. Débutant comme un conte sur la prise de pouvoir par les femmes, le roman s’assombrit et aborde la notion de puissance et de supériorité et des abus qui peuvent en découler.

Mon avis: Naomi Alderman nous livre un roman percutant, dénonciateur à souhaits et, parfois, perturbant. Sous couvert de féminisme, elle nous amène à nous poser les bonnes questions. Si l’ordre était renversé, si les femmes étaient au pouvoir, feraient-elles nécessairement mieux que les hommes? Ne répéteraient-elles pas les mêmes erreurs? Comment gouverneraient-elles? En bref j’ai adoré.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s