Afghanistan : Désespérés, ils « montent » sur les avions prêts à décoller

Fin d’un conflit ou début de guerre ?

Suite au retrait américain et européen, les Talibans (littéralement « étudiants ») reconquièrent petit à petit l’Afghanistan, pays d’Asie Centrale et le 15 août dernier sont entrés dans Kaboul, la capitale. Leur politique de répression et la situation économique désastreuse du pays incitent les habitants partir. Cette nouvelle vague de réfugiés inquiète les pays voisins.

Ayant repris des zones rurales grâce au retrait américain, les Talibans avaient annoncé qu’il fallait un « cessez-le-feu » pour permettre une « réconciliation nationale » après plus de trente ans de guerre (guerre soviéto-afghane et guerre civile )

Privées du crucial soutien aérien américain, les forces afghanes n’ont opposé qu’une faible résistance et ne contrôlaient plus essentiellement que les grands axes et les capitales provinciales, dont certaines étaient encerclées.

Paris appelle les Français à quitter l'Afghanistan, en pleine offensive des  talibans | LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes, le Journal de Nouvelle  Calédonie
© AFP/Hoshang HASHIMI

Immédiatement, la France avait demandé à tous ses ressortissants de quitter lAfghanistan, invoquant « l’évolution de la situation sécuritaire » et les « perspectives à court terme », au moment où les talibans, en pleine offensive, appelaient les habitants des grandes villes à se rendre pour éviter des combats urbains.

Soutiens internationaux et responsabilités ?

Il y a bien sûr d’autres questions sans réelle réponse : l’avenir et la place de la femme dans un régime connu pour sa misogynie. Ou encore la question de la dette au Pakistan voisin, aux Saoudien et aux autres monarchies du Golfe qui depuis 40 ans soutiennent financièrement les Talibans. Et la question des nombreuses minorités du pays, les Talibans étant partisans d' »une ethnie, une nation » . Et enfin les relations de Talibans et de l’Etat islamique, Daesh…

Fuite au prix de leur vie

Fuyant la guerre et l’instabilité politique chronique, près de 2,6 millions d’Afghans étaient réfugiés dans le monde en 2020. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui craignent pour leur vie et celle de leurs proches. Des vidéos choquantes montrent une foule immense se bousculant pour monter dans l’avion à l’aéroport de Kaboul . Elles ont inondé les médias sociaux et les écrans de télévision à travers le monde. Selon des informations, on y voit des Afghans s’accrocher à un avion militaire américain – aux ailes, aux roues – qui roule déjà et s’apprête à décoller. Tous n’ont qu’un but : s’échapper de leur territoire, de peur de subir à nouveau un régime de terreur, comme celui que les Talibans avaient instauré lors de leur prise de pouvoir des années 90, interrompue par l’intervention des États-Unis.

Donald Trump dans la tourmente

Selon le « Washington Post », le président américain Donald Trump a révélé des informations trop secrètes à Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. Et il aurait aussi tenté d’empêcher l’ancien directeur du FBI de poursuivre une enquête avant de le limoger.

in slate.fr AFP

Un article du «Washington Post» a mis la capitale américaine sens dessus dessous. Donald Trump, le président américain, avait révélé des informations TOP secrètes pour impressionner ses invités russes à la Maison-blanche. Il s’agit d’informations sur le groupe terroriste Etat islamique. « Trump a révélé plus d’informations à l’ambassadeur russe que nous n’en avions révélé à nos propres alliés », a déploré une source proche du président. Ces informations avaient été communiquées par un pays allié des États-Unis qui avait demandé à ce qu’elles ne soient pas divulguées. D’après  Naveed Jamali, un ancien agent du FBI interviewé par MSNBC, «Trump a juste donné ces informations pour flatter sa vanité et son égo».

Mais ce n’est pas tout : le plus accablant pour le président américain c’est que ce dernier  aurait demandé mi-février au directeur du FBI James Comey, qu’il a brutalement limogé la semaine dernière, de mettre fin aux enquêtes visant Michael Flynn, son conseiller à la sécurité nationale il lui aurait dit : «C’est quelqu’un de bien. J’espère que vous pourrez laisser tomber». Trump est donc accusé d’obstruction à la justice,  qui est un crime passible de destitution.  Aux Etats-Unis, les citoyens américains appellent déjà à la destitution du Président.  Trump risque-t-il vraiment d’être destitué?